Poème
A la nue accablante ...
A la nue accablante tu Basse de basalte et de laves A même les échos esclaves Par une trompe sans vertu Quel sépulcral naufrage (tu Le sais, écume, mais y baves) Suprême une entre les épaves Abolit le mât dévêtu Ou cela que furibond faute De quelque perdition haute Tout l'abîme vain éployé Dans le si blanc cheveu qui traîne Avarement aura noyé Le flanc enfant d'une sirène.
Commentaires (3)
"Quel sépulcral naufrage (tu / sais, écume, mais y baves)" Le plus beau contre-rejet de toute la poésie française ! ^^
Dragon herpétologiste -------- C’est un spécialiste pointu, Expert en couleuvres bataves ; L’université Saint-Gustave D’un doctorat l’a revêtu. Ses résultats sont débattus Par des érudits en conclave, Traduits en plusieurs langues slaves Et glosés par des impromptus. Des plus grands campus il fut l’hôte, Lui dont le parcours est sans faute, À bien faire il s’est employé ; Mais il advient qu’on le surprenne À lourdement se fourvoyer Quand il nous parle des sirènes.
Interrogation herméneutique ------- De plusieurs lecteurs Mallarmé s'est-il foutu ? Érudit, réponds.
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