Poème d’un membre
A mati a noué (à tous les gouverneurs de la rosée)
par ATOSMembre
A mati a noué lorsque la source inondera la face brisée de la terre lorsque la morsure de nos lèvres aura donné racines à nos rêves lorsque l'arbre pourra prendre repos dans le berceau de la chair A mati à noué lorsque nous confierons au fleuve les larmes du cuir et la blessure des fers et que tenant la vie, comme cette terre entre nos mains, nous verrons son chant élever notre maison, alors mon frère, A mati a noué, notre pays portera toute l'espérance des mères, et son choeur sera comme une main qui frappera son tambour pour annoncer notre retour au monde. Quel bonjour, mon frère, A mati à noué que cette grande délivrance que nous partagerons. à Jacques Roumain.
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