Poème d’un membre
A mes pauvres frères
par leutchaMembre
Je ne sais pas rire dans les étoiles assises à la table des agapes quand la pluie et l’orage malmènent les oiseaux dans mes savanes et dans mes steppes quand les clairons des vautours gras et des caméléons tenant le sceptre des heureuses existences ordonnent aux chacals aux renards et aux hyènes de sortir de la plaine des jours d’extase qui ont un destin d’or et des jardins toujours fleuris les poules les poussins les agneaux et les pigeons peinant jour et nuit pour calmer la fureur de leur estomac qui consolera le deuil assis en mon âme j’ai vu sur des globes pâles et sans secours des archipels consumés par le feu des mésententes j’ai vu des frères et des sœurs des cousins et des cousines se déchirer à coups de couteaux ou de poignards pour un lopin de terre un champ d’or noir ou une belle vie assise au nid des héritages et des âmes si fières qui sèment la nuit à tous les horizons et pourchassent à coups de canons et de bombes les hémisphères qui tendent la main au soleil Qui donc mettra l’honneur des jardins d’allégresses au cœur de la vie qui rêve le bonheur de vivre mon âme a soif de l’amour de toutes les vies et se meurt loin de de son rêve d’abondance pardonnez-moi Tziganes Bororos enfants de la rue chômeurs et sans-logis lépreux Sidéens handicapés et vous qui buvez l’amer nectar de la vie sur terre j’ai souvent pleuré pour vous sans vous connaître et mon cœur n’est point étranger à vos pénibles destins essuyez vos larmes ô mes chers frères et regardez vers le levant enivré de soleil Je n’ai ni euro ni dollar pour enlacer vos pauvres destinées de l’arc-en-ciel du bonheur ô frères des pauvres destinées je vous ai gravés dans les veines de mon cœur avec mon dollar de l’amitié qu’aucune économie n’accepte pour monnaie
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