Poème d’un membre
Angélus
par ATOSMembre
Ton corps est l'angélus de papier que je récite à la fenêtre de l'aurore. Un océan où je débarque tous mes bateaux. C'est une ivresse qui me renverse, une ligne qui me bouleverse. Ton corps est l’archipel d'un désir que je récite matin, tête dressée, courant de rives en ville pour annoncer au monde la nouvelle qui vient de m'embraser. Te désirer de toute chair contre le ciel qui se presse de me verser entre tes mains T'aimer au tourbillon d'une parole, là bas, que je connais, jusqu'à la dernière étoile. Ton corps est cette terre qui se dresse en mille prières et qui m'adresse aux fleuves dans le tintement de sa pierre. Ton souvenir est une enveloppe de mots que je relie à tous les gestes de ton corps Qui me traversent la peau en poursuivant l' aurore. Et c'est pour ça vois tu, Pour ça que je te parle du ruisseau.

Commentaires (3)
Un beau poème sur le corps de l'amant(e) transformé en une merveilleuse citadelle d'amour. C'est splendide !
merci ami Leutcha ! Amitiés
Un Angélus qu'on aimerait bien entendre sonner très souvent surtout quand il est suivi de jolis mots comme les tiens accompagné d'une superbe illustration.
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