Poème d’un membre
Aux amours de ma vie
par dutaillyphilippeMembre
Ton visage, lassé de l’état puerpéral, me semblait pourtant beau, dans sa grande pâleur, et voyant, attendri, ce ventre pondéral, je te pressais la main pour puiser ta douleur. Tu cherchais, sans le voir, le moindre réconfort dans mon regard inquiet dedans ma main tremblante, me croyant là solide debout parmi les forts alors que je croulais sous ma peur accablante. Peur d'une perfidie que ferait la nature, profitant de la joie d'une vie solennelle pour sonner la camarde et donner en pâture ces amours de ma vie à la mort éternelle. Et puis l'instant suprême, dans le soulagement, propulsa avec force la nouvelle existence dans le monde affairé trop offert aux tourments pour comprendre, aisément, l’évidente importance. 18/12/1988
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