Poème d’un membre
Cadavre exquis
par ZoeMembre
La lueur azurée de l’intérieur d’un monde s’immisce dans L’âme qui chante au cœur du rossignol, La clarté d’un soir dans l’embrasure d’un chêne, L’origine du monde dans le sépulcre de la mer Mais les noyaux gris maculés de ses nervures acides, je me prends à vaciller tout le jour, sans répits, inéluctablement comme un Léviathan sondant les profondeurs les plus opaques des limbes JE me regarde du dedans, avec SES yeux dont les globes incommensurables vocifèrent leur haleine de souffre, comme un souffle pestilentiel projeté sur les lueurs amers… Nimbé dans son halo maladif; ce Moloch insidieux me ronge lentement les hémisphères… Sans cesser son travail de sape, le ver scrutateur s’enroule imperceptible sur lui même et perfore ses galeries à l’aide de son dard monstrueux…
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