Poème d’un membre
Cliché d'après demain
par dutaillyphilippeMembre
Sur la tour en métal, pas encore disloquée, face à l’étendue, sans aucun balisage, j’embrasse l’océan hagard, interloqué, submergé d’émotions devant le paysage. L’horizon est nappé de pustules irisées qui s’absorbent et se séparent à l’infini créant un spectacle, ondulant, féérisé que la force du vent, sans cesse, redéfinit. Un albatros, portant un habit de bitume, parait pétrifié, dans son corset de boulbène, les ailes bien tendues, dans son triste costume, il est là, inerte, tel un spectre d’ébène. Le flux et le reflux, sur la grève d’albâtre, dépose ses déchets de matière plastique mêlés de goélands qui semblent se débattre dans la chorégraphie d’un ballet pathétique. Je jette, aux alentours, un regard circulaire. un gratte-ciel tronqué, que la chute menace, semble victime d’une terrible colère qui le gifle, têtue, par son souffle tenace. Voilà ce que je vois du haut du promontoire, qu’une butte déserte sans renard ni martre, qu’une mer encombrée aux flots aléatoires et, de la tour Eiffel, que l’ile de Montmartre. 24 02 2019
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