Poème d’un membre
Closerie
par ATOSMembre
J'aime lorsque dans l'ombre tu demeures. Il y a dans l'écrin de cet instant éclats de pourpre et parfums alanguis. Velours en galbe et troublants orpiments de métal. Toute chose, ici, songe en son lit. Le feuillage des flammes sur ton visage frémit. Entre tes mains le fauve vélin s'éploie, lorsque sur les rives de ton cou une perle d'agate empreinte tes mystères. Tu sembles passagère de la nuit. Lorsque dans l'ombre j'entre en ta demeure Il y a dans les chants de cette heure murmures de soie et premier mot de la vie. La chair est une flamme et mon cœur son flambeau. Toute chose en toi, ici, me convie. J'aime lorsque nos heures dérivent à travers les lumières de la nuit. Ces heures passagères éclairent, dans tes instants, tous les rivages de la vie.
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