Poème d’un membre
Conjugaison portuaire
par MokhtarElAmraouiMembre
Je dors, tu dors, il dort. Pendant ce temps-là, Leurs bateaux bourrés de blé, d’huile et d’or Ont déjà quitté le port, Laissant sur le quai, Quelques grains que picorent Des pigeons affamés. En me réveillant, j’ai aperçu Un drapeau semé d’étoiles Flotter à côté de bouteilles de whisky vides. Nous dormons, nous dormons, nous dormons ! © Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"
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