Poème d’un membre
Corbeaux noirs
par guillaumePrevelMembre
Comme de noirs corbeaux Rassemblés sur le mur d'un cimetière Ils comptent les urnes funéraires Qui sortent des hôpitaux Revêtus de sombres soutanes Ils annoncent cyniquement la catastrophe Sans qu'aucune apostrophe Ne sorte des bouches profanes Alors, s'avance certains soirs Le maître des curés défroqués La voix blanche et la larme fabriquée Le grand créateur de désespoir Qui ruine le pays depuis tant d'années déjà Et qui abruti de certitude et de lumière Nous abreuve de sa voix somnifère La litanie quotidienne des dégâts Ainsi, l'évêque scélérat et ses frères maudits Essayent avec peine de se dédouaner Tant empeste leur criminalité Sur leurs sinistres et grands habits Les faits dit-on sont têtus! Et malgré leurs efforts tardifs Personne n'oubliera les allées de grands ifs Qui se sont dressés et qu'ont parcouru Les vies fauchées des pauvres âmes Que ces misérables nochers des enfers Ont précipité trop tôt dans les profondeurs de la terre Où dans les fourneaux aux grandes flammes Soyez maudits!...fossoyeurs!... Vous tous qui avez failli par arrogance Et qui vénérez cette sinistre présidence Comme des disciples fous adorateurs De Satan; soyez punis assassins Qui trompez les peuples de vos mensonges Et n'oubliez jamais que la colère qui nous ronge Finit toujours pas rejaillir sur les malandrins. 1 avril 2020
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