Poème d’un membre
Dans la Charrette pour la Lune
par JacquesAADLOV-DEVERSMembre
Ce soir on marche sur la Lune C’ n’est pas une blague, c’est promis ! C’est un secret de ma Grand-mère… Qui faisait, la vieille… des « poésies » Quoi ? Vous rigolez… impies Attendez au moins un peu pour voir Pour sur que cette vieillerie… Avait des ailles ! Quand chaque soir Grand-mère sortait sa poésie Parfois doublée d’une belle histoire… Je la voyais – Des Chevaux en Flamme Tournaient en ronde, dans le dortoir C’était une sorte de… charrette Plus forte que les O.V.N.I. L’tapis magique ?! Puf, trottinette… Celle-la ! C’était la plus jolie !!! Il suffisait de dire : - Allume ! Cette vieille radio aux lampes, magique Et tu voyais au fond, La Lune Après radio Moskva – Sputnik Je me rappelle – c’est seulement Elle Qui avait la clé – pour de bon Pis – j’ai cherché dans les poubelles Cette vieille Radio – plus aucun son Ayez un peu de patience Laissez-moi le temps… de la démarrer Ô, quand sa part, sa part... cette Transe S’inflamme… et puis, essaye de l’arrêter ! C’est quelque chose dont se souvienne Le bouquiniste et comme il dit : - C’est un chant du cœur dont la poitrine Se gonfle (car il faut, petit…) Une belle retenue d’air (pour pouvoir) Survivre dans les nuages, la nuit… Il faut aussi une bonne structure Bien sur, un grand entraînement Pour atterrir sur ses chaussures ! De sur la Lune…encore vivant… Ô, c’était un bel exercice Que ces gars, Poètes, faisaient Au Temps des loups et des solstices Pour envoyer (en mots propices) L’Amour ( à leurs Musettes chéries) Ô, c’était une de ces Belles Choses Bien inutiles (au demeurant…) Alors qu’on avait déjà la prose ! Avant les Texto(s), de maintenant : « U Ke tdis à ta Chérie- csoir à H du Journal ql te cuisine unptit gat riz» Il n’y avait pas toutes ces choses positives Qu’on peut regarder sur Canal… LOL c’était bien un temp’de folie L’Poète écrivait une épopée… Des mots si doux pour sa Chérie Sur un parchemin sacré L’facteur l’emmenait à cheval ! La jeune Damme faisait moult lecture Son cœur s’enflammait au plus haut Et de sa Tour laissait l’écharpe Voler, réponse, au galop… Paléo- fut, il y a plus de trace C’est une espèce en extinction Et sa disparition menace L’cerveau de l’hommo-roboton Ne vous souciez pas, la coquine Elle sait toujours où se cacher La Poésie Vraie, ne s’incline (Armurerie de chevalier…) Que devant Dieux, si non, jamais ! A ceux qui la croient morte, Je vous assure encore, Elle Vit ! Dans chaque cellule du Poète Elle vit toujours, dans sa poitrine Elle vibre là, quelle énergie ! Dans ses photons quantiques taquine La plus pure forme de l’Esprit L’esprit…s’envole, s’illumine Chamanique transe, Symphonie Ô, Secret de Dieux, Apollon Parlait aux Hommes en poésies ! …………………………………………. Entre la Lune et Les Nuages On va voler par-dessus la ville Dans une de ces vieilles poésies Que m’a appris à faire, Grand-mère Dans ces vieux temps, il n’y avait guère Mobiles, tablettes, télé, ordi Et sacro-saint secret mystère ! Ni trop d’chocolat, ni biscuits… On va se faire de ces Idées Et puisqu’on va voler… promis On verra, peut-être, mémère en Fée A travers la Porte du Paradis Encore un peu… sois un peu sage Tu ne diras pas que je te l’avais pas dit ! - Il faut une bonne dose de courage Pour résister à ces virages Qu’on prend parfois en Poésie Et comme personne n’est là pour voir… Qui vole encore si tard, la nuit ? Un peu de temps… il va pleuvoir… Il y a trop de choses poussiéreuses Il y a tant d’années à revoir ! (Comme j’étais habillé, assis Si j’avais bien fait mes devoirs… Avant de m’en voler, chaque soir Dans cette Charrette aux chevaux noirs Comme la Grand –mère, me l’a appris… !) - Elle sera Là, cette Poésie ! Attends, attends encore - instant Pour voir son plus beau diamant Elle te Reflète - secret miroir (Arrange ton masque, ton mouchoir…) Mais ne pleure pas car si tu pleures Les mauvaises choses qui s’évaporent (Bobos, désir de beaux jouets…) Resteront encore une petite heure… Avant, Avant de s’en aller ! Tu vois !? Je te l’avais promis Maintenant, tu vas sourire (!) Au Monde Plus Sage, Comme ma Grand-mère, l’a dit P.S. T’attends toujours ce décollage Huston On rentre, atterrissage… Tu as vu cette Lune ! Ces paysages ! - La vie c’est comme… une poésie (Faut bien, un jour, qu’elle soit…) Allez ne pleure pas Impie ! Tu as appris à Aimer ce voyage Tu prends de cours, t’apprends, t’es sage Tu n’vois même pas son décollage… La vie C’est une vieille… poésie Et toi !... Le poète qui l’écrit Cherche lui donc une très belle fin Au plus loin… au plus long quatrain… Hé ! Il reste encore quelqu'un ? Tu n’es pas parti ? Là, c’est la Fin. The End. Lumière… - Ô, ce Voyage n’est pas fini ! Ecoute bien ce qu’elle nous dit Bien souriante, la Grand-mère ! Dans sa charrette magique, là-haut, Regarde bien ! Là, tu la vois ?! Ce point tout ptit…tout ptit… tout ptit ! Bien à coté de cette étoile… Derrière cet Univers fini Derrière ce Monde comme un voile… (Là haut, où naissent les poésies…)
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