Poème d’un membre
De l'aube jusqu'au moulin
par ATOSMembre
Leurs bras faisaient comme des étoiles. C'est ainsi que de leurs roues ils allaient poussant le grand chariot de la plaine. Ici la scie montait, là le grain s'écraserait. Il fallait bien que la peau épouse la chair. Leur bois, entre leurs veines, faisait couler le lin . De son aube chaque matin touchait le ventre des rivières. La toile creuserait la pierre à la fortune de l'hiver, plein de bonbonnes, de cuirs et de sacs. Mais au pays que l'on disait de là bas ce serait au tour du vent de venir balancer sa monnaie sur les tables. Les moulins sont des auberges où l'on aiguise les rêves à la hauteur d'une promesse. Ainsi se dessine le chant de nos rives entre les miettes de nos pierres. De toute leur ronde leurs bras faisaient leurs signes comme toute saison à l'oeil des collines.
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