Poème d’un membre
Diane et Actéon
par thiolliereMembre
Avant les chiens déjà le désir le dévore. Il a posé son arc et pourtant sous la lune un javelot tendu soulève sa chlamyde. Sous le feuillage obscur il voit luire le corps long, désirable et nu d’une déesse brune dont il sent sous les doigts déjà la chair humide. Dans la moiteur du bois la fontaine murmure des notes idylliques où se cache la mort. Actéon fasciné dégrafe sa ceinture. Avant les chiens déjà le désir le dévore.
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