Poème d’un membre
Douaumont
par guillaumePrevelMembre
Triste plaine Souvenir figé de la haine Silence... Croix dressées Comme des potences Dont les corps fantômes Se sont détachés Pour rejoindre la terre En poudre fine et grise Silence... Sur le temps des horreurs Sur le temps des erreurs Souffle court mêlé A celui plus fort du vent Silence... Dans l'ombre froide D'un ossuaire malheureux Qui garde en sentinelle dressée Les malheureux squelettes Des hommes sans noms oubliés Dans la terre des damnés Silence... Et le temps qui passe Effacera toutes les traces D'un passé si présent Dont les vivants ne retiennent rien. 29 MAI 2016
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