Poème d’un membre
En Somme
par ATOSMembre
La voile attrape une étoile C'est un œil qui confond la lune et le temps. -------- La mouche folle inspecte une pêche morte. L'ombre est repue. --------------- Un grain de pierre au pied de la falaise C'est un chemin qui parle en poussière --------------- Des tas de sable, des mers à boire, des océans d'espoirs, et une poignée de cendres à la porte du soir. ------------------ Filets de vagues entre peine des algues la mer retrousse ses linges de soie Deux plis noirs au bleu de ses bras. ---------------- Le chat noir sur un seau blanc la rue sèche profondément ------------ Des chardons qui s'accrochent aux nuages, et le jour se gratte la tête. ------------- Le coq tourne la tête le jour tempête et la ville radote. Dans le fond, on dort toujours au nord. ----------------------- Un croc de ferraille penché sur un oursin de paille et revoilà juillet dans le pétrin ! --------------------- Une ombre pourpre dans la vasque des sables. La vague rase son visage. -------------- Bien tenir faite au levant grande lessive de goéland ! ------------------- D'un trait, j'ai bu un grand vers blanc dans l'opale des vents. C'est dans ce palais de craie que j'ai vu tes yeux me ressembler. ------------------- Deux vaches regardent marcher les nuages Elles entendent tous ceux qui passent et broutent tout ce qu'elles mangent. C'est confondant. ------------------------ Un soleil passe sa lumière sous l'océan. Silence, c'est la barque qui caresse ses flancs. -------------------- Penser ton nom en un souffle seconde et te laisser grandir à en remplir le monde. --------------- Ses clés jetées au caniveau, il n'avait plus que son bateau sur les eaux. ----------------------------- C'est la confiance qui porte la mouette Le reste fait trompette --------------------- Les petites maisons de brique ont des idées de châteaux de sable. C'est un glissement de terrain vagues sur une toile cirée de mauvais temps. --------------------------------- Je sais les mots que contiennent tes mains, mais j'ignore ce mal qui te tient. ------------------------------ Cette femme qui marche sous la pluie, c'est le début de l'histoire. Et dire que c'était la fin c'est parler sans jamais oser lui écrire. --------------------------------------- D'un long cil blanc à cernes noires, une femme nénuphar traverse l'océan. -------------------------------- Il bouclait au front de cette digue comme un sourire de vieux carton. ---------------------- le ciel rougit rien qu'en y plongeant ---------------------------
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