Poème
Epitaphe sur la mort de damoiselle Elisabeth Ranquet
par Pierre CORNEILLE
Ne verse point de pleurs sur cette sépulture, Passant ; ce lit funèbre est un lit précieux, Où gît d'un corps tout pur la cendre toute pure ; Mais le zèle du coeur vit encore en ces lieux. Avant que de payer le droit de la nature, Son âme, s'élevant au-delà de ses yeux, Avait au Créateur uni la créature ; Et marchant sur la terre elle était dans les cieux. Les pauvres bien mieux qu'elle ont senti sa richesse L'humilité, la peine, étaient son allégresse ; Et son dernier soupir fut un soupir d'amour. Passant, qu'à son exemple un beau feu te transporte ; Et, loin de la pleurer d'avoir perdu le jour, Crois qu'on ne meurt jamais quand on meurt de la sorte.
Commentaires (2)
Bonjour je suis entrain de faire une grosse analyse pour mon TFA de ce poème et je n'arrive pas à savoir qui est Elisabeth Ranquet si ce n'est le nom de son mari et qu'elle est morte avec amour . Pourriez vous m'aider ? :)
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