Poème d’un membre
Etat d'ivresse
par guillaumePrevelMembre
Crois-moi! tu n'iras guère plus loin Et tu ferais mieux de te coucher dans les foins Jusqu'au lever du jour et du doux matin Car, à mon avis tu n'es plus sous la protection des saints En cette heure noire et tardive Où il ne se trouve plus âmes au dehors qui vivent Mis à part celle plus sombre du malin Qui se frotte les mains en te suivant sur ce tortueux chemin Prend garde à l'étrangeté de cette lumière sur la route Qui m'a tout l'air d'être celle qui annonce une funeste déroute Qui te mènera vers une grille recouverte de lierre Qui sera celle d'un ancien et lointain cimetière. 3 Septembre 2015
Commentaires (1)
Lorsque l'ivresse engendre de bien jolis mots, on lui pardonne presque.
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