Poème
Franciscæ meæ laudes
VERS COMPOSÉS POUR UNE MODISTE ÉRUDITE ET DÉVOTE Novis te cantabo chordis, O novelletum quod ludis In solitudine cordis. Esto sertis implicata, O femina delicata, Per quam solvuntur peccata ! Sicut beneficum Lethe, Hauriam oscula de te, Quæ imbuta es magnete. Quum vitiorum tempestas Turbabat omnes semitas, Apparuisti, deitas, Velut stella salutaris In naufragiis amaris. — Suspendam cor tuis aris ! Piscina plena virtutis, Fons æternæ juventutis, Labris vocem redde mutis ! Quod erat spurcum, cremasti ; Quod rudius, exæquasti ; Quod debile, confirmasti ! In fame mea taberna, In nocte mea lucerna, Recte me semper guberna. Adde nunc viris viribus, Dulce balneum suavibus Unguentatum odoribus ! Meos circa lumbos mica, O castitatis lorica, Aqua tincta seraphica ; Patera gemmis corusca, Panis salsus, mollis esca, Divinum vinum, Francisca !
Commentaires (1)
Sur un nouvel air je te chante, Toi qui t'amuses, débutante En ce désert que mon coeur hante. Et sur toi guirlandes soient mises, À toi qui es la femme exquise Par qui les fautes sont remises. Comme au fleuve des amnésiques, Je bois de tes baisers magiques Qui ont un pouvoir magnétique. Quand du vice, en calamité, Les sentiers furent agités Tu apparus, divinité, Comme une étoile salutaire Sur des nageurs dans l'onde amère : J'offre mon coeur à ta lumière. Par tes vertus en abondance Et ta fontaine de jouvence Tu nous délivres du silence. Au feu tu as mis le bois mort, Tu as poli mon rude corps, Le faible, tu l'as rendu fort. Toi, pour ma soif une taverne Et dans ma nuit une lanterne, Que justement tu me gouvernes. Ma force, tu la raffermis Dans le bain tiède où se sont mis Les arômes les plus choisis. Ta bénédiction m'environne Et ta pureté me couronne De tout ce que les anges donnent. Tu es la coupe étincelante, Le meilleur pain qui m'alimente, Françoise, la plus enivrante.
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