Poème d’un membre
Frémissements
par MokhtarElAmraouiMembre
J’ai frémi aux premiers vents d’automne. La lourde rumeur tonne, Sous le poids crépitant des grands bûchers. Tes longs cils de rebelle Eventent mon regard aphone. Les amphores des vieilles sorcières Jonchent les rivières Sur lesquelles a miroité ta peau nubile. Quel philtre devrais-je boire, Pour étancher ta terrible soif, ce soir Et bannir mon exil ? © Mokhtar El Amraoui in " Arpèges sur les ailes de mes ans"
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