Poème
Il est doux d'écouter ...
par Jean MORÉAS
Il est doux d'écouter le roseau qui soupire Avec d'autres roseaux dans un riant vallon : Un front pensif se courbe à ces accords que tire Des chênes assemblés le rapide aquilon. Mais, qu'auprès de la voix de l'arbre solitaire, Les roseaux, la chênaie exhalent un vain bruit, Quand sur la triste plaine où descend le mystère, Elle lamente au vent qui précède la nuit !
Commentaires (1)
Montagnes hantées ------------ Vers le sommet des monts, quelqu'un parfois soupire Et ce soupir descend jusqu'au creux du vallon ; C'est peut-être la voix d'un faune, ou d'un satyre Galopant dans la nuit sans même un pantalon. Peut-être le dieu Pan, devenu solitaire, Regrette le vieux temps qu'il évoque à grand bruit ; Nous ne trouverons point la clé d'un tel mystère, Elle est tombée très loin, tout là-bas, dans la nuit !
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