Poème
Il y a toujours quelqu'un placé près de l'échiquier
par Jacques PREVEL
Il y a toujours quelqu'un placé près de l'échiquier Quand la partie n'est plus limitée qu'à quelques pièces capitales Le jeu s'effare dans le silence ouvert de l'abîme La main se crispe et le visage se déchire Le gagnant sera précipité sanglant avant la chute Le vaincu sera précipité sanglant de sa défaite Mais le temps ricane impitoyablement ricane Avec son masque de famine Pendant que la main qui va signer le pacte oblitéré par la grimace du néant Ne ressemble encore qu'à ce cri d'effroi Comme un pieu dans ma conscience à vif
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