Poème
J'ai planté mon pavillon sur le sommet de la folle misère
par Jacques PREVEL
J'ai planté mon pavillon sur le sommet de la folle misère Celle qui ne laisse jamais de repos Celle qui contient toute la marée énorme et maudite Et j'ai durci ma carène au feu de la fureur Que l'on me signale à l'horizon une flottille de galions Il faudra bien que je m'empare de l'or et des diamants Si tant peu est qu'il existe encore de fortune errante sur la mer Je reviens de continents qui sont comme des blocs de glace De continents qui sont aussi inhospitaliers que je le serai pour cette flotille perdue Car j'ai fait une longue route suspendue aux alizés Je me suis égaré parmi les tempêtes de l'oubli Les tempêtes éternelles ressurgies pour me perdre au milieu d'une mer amère et plate Dérivée dans je ne sais quelle démoniaque latitude
Connecte-toi pour laisser un commentaire.