Poème d’un membre
Je d'automne
par ATOSMembre
Les feuilles s'ombrent à l'écho de mes pensées. Lumière tunnel qui appelle lumière qui entrèfle le jour qui ne peut me prononcer. Demain marche au plafond de ma tête. La nuit déchire ses pas sur le plancher. Arrache lettre , frappe mes traits, blesse voyelle. Demain a encore son goût de sang séché. Quelle écorce de parfum ? Quelle pépite de bruit ? quel pétale d'iris me fera remonter ? me retourner. voir l'endroit exact où il fera beau et vrai de me diriger. lumière femelle qui me berce lumière qui lape la plaie que je ne rive plus à refermer ma tête n'a plus de porte, plus de mur, plus de lieu où se réfugier ma tête n'est qu'une voûte sur laquelle le brouillon de mon passé efface des lettres que j'esquissais. Ma tête aspire le sablier. Ce que j'écris devient vase ce que je dis trouble mes phrases. Je voudrais reposer . Les feuilles remontent la parole de mes pensées Lumière flanelle , brume lente , si douce à me recomposer Lumière soulève peu à peu ma peine murmure enfanté entre les rails d'une urgence qui m'a si vite décomposée. Remonter, voir encore ce que mon rêve touchait, effleurait pour être espérer. Dire lumière comme amitié et jeter nuit comme lame brisée. Voir à l’entrebâillement de ces feuilles flottées enfin mon sommeil sur un ciel posé comme la portée d'une image retournée. Ma langue fossile dans un palais ruiné. Je voudrais vivre sans oublier. Comment dehors oser mettre sa peine lorsque le néant brouille le visage du monde ? Comment floutent les saisons, elles, pour passer ici sans ne jamais plus y penser ?

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