Poème d’un membre
Je me suis réveillé un matin étranger à ce monde
par guillaumePrevelMembre
Je me suis réveillé un matin Etranger à ce monde, l'âme malheureuse ! De moqueuses et vénales pleureuses Me regardaient sur le bord du chemin Elles pointaient leurs doigts inquisiteurs et faméliques Vers le crêpe noir d'un terrifiant corbillard Tiré par deux chevaux de l'Erèbe blafards La brume humide était fantomatique Et je marchais mélancolique à l'arrière De la tristesse de cette procession Parmi des ombres sans visages pleines de contrition Tandis qu'à la discrétion millénaire d'une église On descendait déjà la bière Dans le caveau des malheurs qui portait mon nom. 29 JANVIER 2017
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