Poème d’un membre
Je n’ai pas de grâce
par ATOSMembre
Je n’ai pas de grâce à être heureux non aucune. Oh ce n’est pas le malheur qui me prend le cœur c’est ma honte qui vient se pendre à vos mots et cette vie qui se balance devant mes yeux. Je n’ai pas de grâce car si petit bonheur passe, il passe. Il est bien heureux. Je le salue comme il faut. Mais je ne dis ni merci, ni pardon. C’est que j’ai été élevé à la soupe de vos images et aux sons de vos mensonges. Une vraie ducasse de faux clairons. Il est midi à l’horloge de la nuit. Je n’ai pas de grâce à être heureux non aucune. en ai-je jamais eu , moi et tant d’autres, à vos yeux ? La lumière forme parfois entre mes mains ce que mes lèvres ne trouveront jamais ouvrage de prononcer, un pétale transparent et léger, qu’aucune ombre ne peut déranger. Non, je n’ai pas de grâce, juste cette lumière qui souvent sonne à la force du coeur et toujours à la pensée d’autres ouvrages. C’est ma joie qui raccroche soudain la lune au chariot d’un soleil bleu. Ici, je n’ai pas de grâce à être heureux non aucune Vous avez peut être raison, la vôtre. A laquelle je ne rendrai jamais grâce. Gardez la, je n’en veux pas. Raison de cage, de mur et de prison. Le seul tort que nous ayons à vos yeux c’est sans doute d’aimer bien plus que de biens et d’avantages et toujours hors saisons c’est d’être légers, fragiles, volatiles, et de ne vouloir rien laisser , comme vous le faites, sur cette terre ni trace ni marque ni blessure, témoins putrides du fouet d’un unique langage. Langage de mots en forme de chiffres, des fers chauffés au blanc de votre œuvre stupide. Je n’ai pas de grâce à être heureux lorsque le malheur me prend le coeur et que la honte me rentre par la gorge et que mes tripes se déchirent aux branches des arbres morts J’ai la nausée. Ma honte suicide toute pensée parce qu’à celui qui ne vous a rien fait de la chenille au rameau de l’enfant au ruisseau de la racine jusqu’à la dernière goutte d’eau et même jusqu’au plus noble des mots vous prenez plaisir à soustraire le moindre espoir de renouveau. Je n’ai pas de grâce à être heureux Non aucune qui en aura jamais à vos yeux ? Je regarde la lumière à travers les roues d’un soleil bleu. Un coup de main donné au sourire d’une étoile, C’est vrai, ça n’arrête pas la course du monde. ça la prolonge. Sait-on où elle ira ? Non, là. Je n’ai pas de grâce à être heureux non aucune. Ni pardon, ni merci Mais ici, oui. Je sens bien que ça vit. Et si petit bonheur passe . Et bien qu’il passe ; temps mieux passe si vite . Il est peut-être bien heureux. Oh ! Ami ! je te salue ! Midi à l’horloge de la nuit. On ralentit. A la force du coeur, la roue tourne dans le sens de la vie.
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