Poème
Je publiëray ce bel esprit qu'elle a
Je publiëray ce bel esprit qu'elle a, Le plus posé, le plus sain, le plus seur, Le plus divin, le plus vif, le plus meur, Qui oncq du ciel en la terre vola. J'en sçay le vray, et si cest esprit là Se laissoit voir avecques sa grandeur, Alors vrayment verroit l'on par grand heur Les traicts, les arcs, les amours qui sont là. A le vanter je veux passer mon aage : Mais le vanter, comme il faut, c'est l'ouvrage De quelque esprit, helas, non pas du mien ; Non pas encor de celuy d'un Virgile, Ny du vanteur du grand meurtrier Achile ; Mais d'un esprit qui fust pareil au sien.
Commentaires (1)
Joyeux drille -------------- Souvent l'esprit de Tiennot s'envola Comme celui d'un aimable farceur (Disons plutôt : d'un bienheureux charmeur) ; Ah, le joyeux rhapsode que voilà ! Et d'autres jours, de tendresse il brûla, Y consumant ses talents de rimeur ; Car il aimait éprouver la douceur Que fait régner la saison du lilas. Mais il est mort, à la fleur de son âge ; Ayant pourtant produit un grand ouvrage (Dont plusieurs fois s'est inspiré le mien). il fut nourri du latin de Virgile ; Il fut vaillant, plus que ne fut Achille : Un joyeux drille, et un homme de bien.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.