Poème
La Harpe (La Harpe d’Armorique) (version française)
par Auguste BRIZEUX
Délaissée sur les rochers de la mer. Elle se taisait, la harpe d’or, Son pauvre corps entr’ouvert Et ses petites cordes rompues. À voir une misère si grande Mon cœur lui-même se fendit ; Je trouvai en lui une fibre, Et je l’attachai à la harpe, Une petite corde d’amour ; Les autres aussi je les rattachai. Pour tout âge et pour tout état À présent chante la bonne chanteuse, — Chante, ô harpe ! — Les Bretons. Hélas ! ont bien peu de consolations.
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