Poème d’un membre
La soif des richesses
par leutchaMembre
Ils sont des garçons et des filles beaux et jeunes qui ont abandonné leur sol natal le berceau de leurs géniteurs un super festin de sang est devenu bébés où enfants et adolescents la nuit sont offerts au banquet mystique par leur géniteur pour s’approprier des lingots d’or et se doter des armes de la puissance Douala ou Yaoundé Bafoussam ou Bamenda les havres sont nouveaux où leurs embarcations jettent l’ancre dans ces paradis où chantent leurs rêves ils vont et viennent vivant de vols à la tire leur chambre où il fait si froid installée est sous des arbres publics ou sur les devantures des grands espaces à New Bell à Akwa à Bonamoussadi à Ndokoti à Maképé à Nkolndongo à Tsinga à Nsimeyong à Émombo à Komo les boîtes de conserve jetées sont de copieux banquets pour lesquels les dents sautent et le sang coule tôt ou tard la drogue devient reine des désirs de leur cœur et au fil des jours s’abîmant dans le temps nos gaillards et nos donzelles mieux sont outillés dans l’art des subtilités urbaines à présent ils cachent dans leur jeans ou dans leur manteau des couteaux des gourdins et des pistolets - pivots de leurs visées sanguinaires Yaoundé Douala Bafoussam et Bertoua sont les riches agences de leurs œuvres machiavéliques avec des paroles angéliques et des intrigues bien montées les Prado les motos neuves les Pajero et autres véhicules de grand prix deviennent leurs propriétés et sont vendus aux amis ou aux complices des régions lointaines Yaoundé Douala Ngaoundéré Maroua Sangmelima Muyuka Ebolowa Kumba Bamenda et Mamfé sont devenues des jungles où les biens et la vie oscillent sur un fil raide menacés par cette redoutable armée des braqueurs par un saint et savant manège ils déplument les impotents les aveugles et les touristes à Douala à Yaoundé et à Garoua - forteresses où se cuisine la drogue ils souillent nos rues de sang et pour étendre leur puissant empire ils recrutent d’autres garçons et filles dans nos villages ou les pays voisins vêtus comme des seigneurs ils vont et viennent à Douala et à Yaoundé dans des Prado et autres véhicules de luxe entourés de belles et jeunes nanas ils s’arrêtent dans les rues et les avenues et donnent de riches aumônes aux mendiants et aux lépreux ils organisent de temps en temps des hold-up pour accroître l’empire de leur sanglante fortune merde ! nos grands baobabs et leurs compères mangent et boivent avec eux ils se sont donnés la main pour cueillir la fortune dans le crime et le sang
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