Poème
La Verveine
par Auguste BRIZEUX
Des bronzes, des cristaux, et des senteurs d’Asie !… Dans une existence choisie Se plaît cet esprit délicat ; Il faut plus qu’à toute autre femme Des parfums subtils pour son âme Et subtils pour son odorat. Pourtant on a cueilli, loin des eaux de la Seine, Cette humble tige de verveine Destinée à ses cheveux bruns, Afin qu’on respire autour d’elle, Mêlée aux plus riches parfums, Cette odeur fraîche et naturelle.
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