Poème
L'ardent désir, qui d'espérer m'abuse
par Pontus de TYARD
L'ardent désir, qui d'espérer m'abuse, Si bien la voie au penser d'Amour montre, Que bien souvent devant moi je rencontre Celle pour qui tant, et tant de pas j'use. Mais quand ma douce, et cruelle Méduse Fait à mes yeux de soi si belle montre, L'esprit vital, d'admirable rencontre Tout éperdu, son devoir me refuse. Vraiment aussi point je ne m'émerveille, Si rencontrant tant divine merveille, Ainsi que mort je deviens froide image. Mais j'ai grand deuil que ma métamorphose Ne me permet de dire quelque chose, Ou prosterné, du moins, lui faire hommage.
Commentaires (2)
Oiseau-muse ---------- Oiseau magique au plumage d’ivoire, Tu parles mieux que les corbeaux tordus . Par tes appels, dès le soir entendus, Ta voix nous dit de Minerve la gloire. Je sais qu’aux dieux nous ne devons plus croire, Ces êtres flous qui ne nous parlent plus ; Ce que sur eux nous avons jadis lu Nous apparaît à présent dérisoire. Oiseau, vois-tu ce que sera demain ? Es-tu savant plus que n’est un humain ? Nous l’ignorons, nous qui devrons le vivre. Or, les corbeaux lancent leurs cris moqueurs, Mais sans troubler la paix de notre coeur Qui dans la nuit à des songes se livre.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2021/02/07/oiseau-muse/
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