Poème
Le Café
Ce bon élixir, le Café Met dans nos coeurs sa flamme noire; Grâce à lui, fier de sa victoire, L'esprit subtil a triomphé. Faux Lignon que chantait d'Urfé, Tu ne nous en fait plus accroire; Ce bon élixir, le Café Met dans nos coeurs sa flamme noire. Ne faisons qu'un autodafé Des vieux mensonges de l'Histoire; Et mêlons, sans peur du grimoire, A notre vieux sang réchauffé, Ce bon élixir, le Café.
Commentaires (1)
Dieu sonnait pour avoir son café matinal. Mais Gabriel survint, mains vides, triste mine. « Seigneur, pardonnez-moi, je viens de la cuisine, Pas de café, suite à un mouvement social. » Dieu dit à Gabriel : « Espèce d'animal, Les mouvements sociaux, moi, je les élimine, Ne suis-je le seigneur qui crée, qui extermine ? Soit j'aurai mon café, soit c'est le tribunal. » Gabriel y retourne et n'obtient nul café. De la cuisine il fait un grand autodafé, Des anges marmitons un seul petit subsiste. Dieu, l'ayant convoqué, lui demande pourquoi Vainement s'opposer à lui et à sa loi. « Comme suicide ici, c'est tout ce qui existe. »
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