Poème
Le Laboureur
par Albert SAMAIN
Mars préside aux travaux de la jeune saison ; A peine l’aube errante au bord de l’horizon Teinte de pâle argent la mare solitaire, Le laboureur, fidèle ouvrier de la terre, Penché sur la charrue, ouvre d’un soc profond Le sein toujours blessé, le sein toujours fécond. Sous l’inflexible joug qu’un cuir noue à leurs cornes, Les bœufs à l’œil sanglant vont, stupides et mornes, Balançant leurs fronts lourds sur un rythme pareil. Le soc coupe la glèbe et reluit au soleil, Et dans le sol antique ouvert jusqu’aux entrailles Creuse le lit profond des futures semailles... Le champ finit ici près du fossé bourbeux ; Le laboureur s’arrête, et dételant ses bœufs, Un instant immobile et reprenant haleine, Respire le vent fort qui souffle sur la plaine ; Puis, sans hâte, touchant ses bœufs de l’aiguillon, Il repart, jusqu’au soir, pour un autre sillon.
Commentaires (5)
C'est Virgile!
help quelquun peut maider a analyser ce poeme
Premier vers: la date. Deuxième : l'heure. Troisième : l'ambiance. Quatrième : le héros. Cinquième : l'action Sixième : l'objet de l'action. Septième : un instrument. Huitième : deux auxiliaires. Neuvième : leur démarche. Dixième : effet de l'action. Onzième : encore l'objet de cette action. Douzième : le but. Treizième : la limite du lieu. Quatorzième : une pause pour les auxiliaires.. Quinzième : une pause pour le héros. Seizième : encore l'ambiance. Dix-septième : reprise de l'action Dix-huitième : la durée prévue pour cette action.
J'ai analysé un vers à la fois. C'est une analyse, ce n'est pas un commentaire. Si d'autres lecteurs ont des propositions, elles sont bienvenues !
Les boeufs sont peut-être comparés à des esclaves : "sous l'inflexible joug qu'un cuir noue à leurs cornes" de plus, ces boeufs à "l'oeil sanglant" ont un côté sinistre. Ils sont aussi dit "stupides" et "mornes" ce qui donne l'impression qu'ils sont dénués d'âme.
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