Poème d’un membre
Le premier automne
par ATOSMembre
"Je me fiche de la grande horloge du monde je me fiche de la grande roue, du grand chariot, du chiffre rond, je me fiche de la machine à nous faire perdre l'angle droit. Moi je tourne dans le sens qui me va je marche vers cette vie là la vie qui va vers toi J'ai tout mon temps et je le prends. Je ne me retourne pas. Je boite, et je trottine à demi pas je n'abats pas les montagnes je ne fais pas long feu de tout mon bois Je parle bas, je rêve fort, et je m'endors entre les bras de la grande ours, elle et moi au soir on se comprend , on se guingois, on se course, on se paresse, on se boussole , on parle d'ailes à tous les temps. Je me fiche des heures qui passent elles en feront toujours des siècles une seconde ça peut bien me suffire ça peut suffire à faire ton souvenir un souvenir c'est un sourire qui s'en va pas c'est une note qui joue toujours en moi. Y en a qui dise … « ça remplit pas les rêves, les souvenirs …. c'est de la ferraille qui traîne le passé et qui laissera sa limaille entre les lames de ta pensée. tu penses, tu penses,... et vlan ! v'là que ça rouille voilà : t'es toute cassée. » Oui mais tant que j'y suis, j'y pense et dis qu'on devrait pas avoir le goût de tout faire passer. Je vais pas me plier en quatre pour bien me mettre en boite. Ça tourne plus rond mais dans l' bon sens je marche vers cette vie là cette vie qui vient à moi. J'ai tout mon temps et je le prends. Sur la route, dans les bras de la grande ours, je dors. Qui sait,... ce soir, le ciel peut être nous comprend.
Commentaires (1)
De passage sur ce site à la recherche de poèmes à calligraphier, j'en passe plusieurs et je tombe sur celui-ci qui me touche. Merci.
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