Poème d’un membre
Le revenant
par guillaumePrevelMembre
Malgré toutes les saisons passées Dans son ancien corps pourrissant Qui en sa tombe est gisant Il ne cesse de pleurer d'être trépassé Car le mari défunt ne cesse d'aimer sa femme Son adorée qu'il a quitté, à son corps défendant, trop tôt! Alors en une ombre furtive, il a déserté le tombeau Pour rester auprès de son amour, en une douce flamme Invisible! Depuis chaque nuit, il entre dans le lit conjugal Comme au temps sublime de son bonheur marital Afin de se blottir contre la jeune et belle veuve Où il se glisse sous les draps en un glacial frisson Qui fait dresser les poils blonds de la jolie dame Et fait trembler tout entier son corps plein de charme. 23 MAI 2015
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