Poème
Le sage humilié
J'ai abîmé l'enfant de votre coeur (Y fallait-il cette présence triste ?) Mais, évadé, sourire sans grandeur, Comment prouver que tout ce Monde existe ? - Et toi, mon corps, enfant que j'abandonne, Par tous tes sens tu montres des désirs ! - Et toi, Sagesse, un poète s'étonne Que pour si peu l'on vienne t'endormir. Si Dieu est mort dans les hommes qui rient, Nécessité, tu protèges nos arts. Tant pis ! Je suis enchanté de ma Vie, - Et je m'étire au milieu du brouillard.
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