Poème d’un membre
Le temps qui passe
par guillaumePrevelMembre
Près de la vigoureuse Seine Où est né le sang de mes veines L'aube avait tracé au sillon d'or mon chemin Je me levais souvent tôt le matin Bien avant le lever du jour Pour vivre ma vie folle au goût de l'amour L'été m'enivrait d'agréables harmonies Quand j'entendais au loin de déchirantes agonies Je vivais égoïstement de langoureux printemps Prisonniers d'amoureuses aux yeux ensorcelants Et j'oubliais la fugacité des jours qui s'écoulent Comme un bruit monotone de houle Puis, avançant en âge trop vite J'ai compris toutes les étapes qui me furent interdites Alors j'ai ressenti violemment les jours où l'on souffre Les yeux hagards, le cœur vide comme un gouffre Et j'ai vu mon visage dans le miroir Il était usé sous la lumière blafarde, c'était un soir Mes traits n'étaient plus ceux d'un adolescent Et les vents de l'automne annonçaient ceux de l'hiver menaçant. 30 Mars 2019
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