Poème
Le vampire
Toi qui, comme un coup de couteau, Dans mon coeur plaintif es entrée ; Toi qui, forte comme un troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine ; - Infâme à qui je suis lié Comme le forçat à la chaîne, Comme au jeu le joueur têtu, Comme à la bouteille l'ivrogne, Comme aux vermines la charogne, - Maudite, maudite sois-tu ! J'ai prié le glaive rapide De conquérir ma liberté, Et j'ai dit au poison perfide De secourir ma lâcheté. Hélas ! le poison et le glaive M'ont pris en dédain et m'ont dit : " Tu n'es pas digne qu'on t'enlève A ton esclavage maudit, Imbécile ! - de son empire Si nos efforts te délivraient, Tes baisers ressusciteraient Le cadavre de ton vampire ! "
Commentaires (2)
Ce sont les nièces des vampires Qui voulaient étudier Shakespeare A la lumière d'un lampyre Dans un coin perdu de l'empire. * Au bout d'une heure, elles soupirent : Comme étude on ne fait point pire ; Aux exploits sportifs on aspire, Aux gestes qui font qu'on respire. * Ces nièces que le sport inspire Vont sur le terrain, et transpirent, Puis contre l'arbitre conspirent ; * Nièces qui lecture rompirent Puis aux vestiaires se tapirent ; Enfin, qui sait pourquoi, glapirent.
Spectre maudit -------- Ici plane un fantôme aux ailes de vampire, Sa vie ne fut que ruses et viles trahisons ; Il hante maintenant une vieille maison, Ce n’est pas reluisant, ça pourrait être pire. Ses frères sont partis vers l’Infernal Empire, Préférant être là que dans une prison ; Ils souffrirent d’un mal sans nulle guérison, Dont le jeune et le vieux l’un comme l’autre expirent Notre héros revoit ceux qu’il a tourmentés, Tous ceux du sang desquels il s’est alimenté ; Sous l’effet de la mort s’apaisent leurs blessures. Par ceux-là son visage est reconnu parfois, Même s’il est souillé de quelques salissures, Ils lui parlent alors ; lui-même reste coi.
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