Poème d’un membre
Les belles meulière
par ATOSMembre
Les belles meulières entrouvrent leurs paupières Il est six heures, Et la banlieue se fait belle. La nationale reprend sa course, Et les grues balaient son ciel. La banlieue s'étire, Et caresse son chat. La marmaille à ses trousses Elle court prendre le tramway. La banlieue s'entremêle, Poivre et cannelle Livre et gamelle. Parfum des faubourgs, La banlieue se faufile. Elle pointe son nez sur le quai 23. Il est sept heures, Étoile filante sur les voies, La banlieue se fait la belle. Laissons là partir, Elle reviendra... Un guillemet vient de s'ouvrir Les meulières sont en sommeil. Il est midi et le chat guette le merle. La banlieue rejoue la Seine Elle la connaît très bien, Puisqu'elle elle vient de chez elle! Il est six heures La banlieue s'agite et se trémousse Elle lisse ses longues jambes, Se maquille en coulisse, L'omnibus n'attend pas. Sur un mur en meulière Un chat guette la barrière. La banlieue est vraiment belle Avec ses cernes d'hirondelle. Elle est comme ses pierres Promesse du meilleur pain. Elle a faim. Il est minuit Les belles meulières referment leurs paupières La banlieue rêve. C'est certain.
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