Poème d’un membre
Les damnés
par guillaumePrevelMembre
En de longues colonnes abruties Par le sommeil des injustes Ils marchent en rangs serrés l’air ahuri Sous un soleil rouge et brute Le long d’une crête escarpée Où ils risquent à tout instant de chuter Leur peau tombe en pelade et est déjà brûlée Des cris se font entendre dans la fournaise et la mêlée Car devant la troupe en marche des damnés Se trouve le gouffre béant et puant Profond, terrible et effrayant Où leurs âmes noires et infâmes Vont tomber l’une après l’autre dans le rôtissoire Où ne réside aucune pitié et surtout pas l’espoir. 5 avril 2022
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