Poème
Les deux chauves
par Jean-Pierre Claris de FLORIAN
Un jour deux chauves dans un coin Virent briller certain morceau d'ivoire : Chacun d'eux veut l'avoir ; dispute et coups de poing. Le vainqueur y perdit, comme vous pouvez croire, Le peu de cheveux gris qui lui restaient encor. Un peigne était le beau trésor Qu'il eut pour prix de sa victoire.
Commentaires (3)
Jean-Pierre Claris de FLORIAN est bien méconnu par rapport à La Fontaine. Il mériterait bien plus de reconnaissance. Ici, pas besoin de s'arracher les cheveux de la tête pour comprendre et apprécier la leçon ! J'aime beaucoup.
Non, je pense que Florian mérite son oubli. Pour ce qui est de la poésie en tous cas. Et même pour ce qui est de l'épigramme, de l'esprit, ce poème est assez... tiré par les cheveux...
Excellent poème qui en peu de mots résume la cupidité des hommes :)
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