Poème
Les Femmes tristes
Les fronts blancs, les fronts doux, les fronts mélancoliques Des femmes dont les yeux étoilent la pâleur Font tant sympathiser mon âme avec la leur, Que j’y mettrais ma lèvre ainsi qu’à des reliques. Je voudrais dans mon être amasser la chaleur Et les parfums d’encens des vieilles basiliques Pour faire refleurir l’amour des bucoliques Et faire évaporer en elles la douleur. Oh ! les femmes qui sont tristes ! Je les préfère Et mon cœur se dilate à la tiède atmosphère Des pleurs discrets auxquels je trouve un charme amer ; Car mon amour ressemble aux lueurs qui s’étirent Dans la phosphorescence étrange de la mer : Mon amour est un feu que les larmes attirent.
Commentaires (1)
Village sans prétention ------------------------- J'aime les vieux trottoirs, les rues mélancoliques, Les murs dont la grisaille accentue la pâleur, Le chemin de halage à présent sans haleurs, Le musée où s'entasse un monceau de reliques. J'aime, lorsque l'été m'accable de chaleur, Aller me rafraîchir dans notre basilique ; J'aime aussi découvrir des recoins bucoliques Où l'on entend grogner des retraités râleurs. Lecteur, c'est mon village ; à tous je le préfère Car il a conservé sa charmante atmosphère, Qui jamais ne fait voir rien de dur, ni d'amer. D'autres préféreront les hameaux qui s'étirent Au long d'une vallée ou d'une vaste mer ; Mais moi, c'est ce morceau de plaine qui m'attire.
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