Poème d’un membre
Les glaces
par ATOSMembre
A ces glaces d'absence à ces lumières qui tremblent aux moulins de la nuit et qui soufflent à nos tempes un brasier de parfums doux et froids. Aux mots élastiques que l'enfant frappe contre les murs de la chambre, à ce mal dans mon ventre, à mes yeux dans tes mains à cette fin qui s'en balance au bout de la ligne d'un toit. à la course à rebours dans l'escalier d'une jupe blanche, qui trouble mon regard dans son chant, Qu'emporte l'épaule qui te frôle aux lettres d'un cabas aux bras du monde qui se croisent dans ces villes que j'invente, qui te sourient et se déversent dans un carton de vers posé à l'envers de mes cartes. A la vitre qui fredonne son ombre, au besoin qui allume son clope au désir d'une musique qu'à la porte revient en vague autour de moi le silence d'un flash qui glace son visage et qui loge sa danse entre mes draps A ces feuilles perdues d'avance qui tombent de leur boite en glissant de joie au fond de toi où j'entends ton rire qui ne me connait pas Aux marbres qui parlent sous un carré de soi à leurs yeux qui s'ouvrent et qui penchent de sommeil sous la cendre à l'atelier de la nuit par le silence des bruits à cette petite lumière qui s'accroche aux poignées terribles de la vie. A tes yeux partis sans pouvoir dire merci qu'un beau jour regardent prendre le premier train pour Paris. Et puis surtout, ce soleil sur tout qui bat ici et qui s'écrie de toi en brisant les glaces de l'absence comme explose la frappe d'un poing qui se libère en plongeant dans les entrailles de sa faim.
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