Poème d’un membre
Les grands ifs
par guillaumePrevelMembre
La pluie en gouttes amères et fines Tombe en sanglots sur mon visage, Qui ce soir étranger me semble sans âge Face à la menace ultime de la ruine. La pluie horrible et froide pique au vif Mes joues glacées, brûlantes et rougies, Qui espèrent plus la chaleur des bougies Que le hurlement sauvage des grands ifs! La pluie maudite qui baigne de larmes le cercueil Comme une sombre pleureuse, fait des entailles profondes Sur mon visage funéraire, urne de ce monde Qui cette nuit affreuse, semble immortel et sans âge Et porte en lui la terreur sourde des deuils Et la tristesse humaine qui en moi se recueille.
Commentaires (2)
Vous écrivez de beaux poèmes expressifs. Celui là exprime bien les tourments du deuil.
Je vous remercie françoise, cela me touche!
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