Poème d’un membre
Les ondes
par ATOSMembre
Aucun lieu n'est unique aucune peine aucune joie aucune force aucun homme. ce que je vis à l 'instant où cela se vit n'est pas un son unique qui s'élance et se perd dans l'immensité d'un monde, un monde que je dis ne pas connaître parce que je ne sais pas le voir. Ce que je vis à l'instant où cela se vit est une onde née contre la peau de la vie et qui vient rejoindre d'autres ondes, non pas identiques à moi même, mais de même chair, de cette chair qui n'est que le tambour de la vie, un cœur qui ne connaît ni temps, ni espace mais que je sais grandissant par la nature même de ce qu'il est. Si je crois mon lieu unique, ma peine unique, ma force unique, alors je me crois unique et identique à moi même alors je suis perdue. Perdue par mon incapacité à me reconnaître. Si je reconnais le tambour de la vie, je connais ma nature, et si je sais que suis une onde de vie qui se propage devançant ou rejoignant d'autres ondes, alors je sais la mesure de ma peine, la force de ma joie, et le lieu unique de l'homme. Je ne suis ni unique, ni identique, mais essentielle, à la musique du monde langage d'un chœur grandissant. Aucun lieu n'est unique Aucune peine aucune joie aucune force aucun homme Si je sais reconnaître ce qui m'est semblable, je saurai me reconnaître. Multiples et semblables, naturellement mobiles, nous faisons cercle pour nous rejoindre. Le rythme de chaque vie assure la survie de chaque cercle, chaque cercle assure la puissance de la vie, chaque vie assure au cœur la musique du monde. Aucun lieu n'est unique aucune peine aucune joie aucune force aucun homme. Si je vois ce ce que tu vis à l 'instant où cela se vit alors je sais que nous ne nous perdrons pas. Nous sommes les signes du langage d'un monde qui voyage vers ce qui nous rassemblera.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.