Poème d’un membre
Les portes anciennes
par ATOSMembre
Il est des portes anciennes qui ne peuvent s'ouvrir qu'à l'aurore. Les paupières closes, sous un manteau d'Arlequin, elles dorment et pourtant de leur rêves parlent en sommeil tant de nouveaux matins. On dit qu'à la croisée de ces chênes l'hiver des plaines a versé son parfum et que c'est cette musique qui pénètre l'âme humaine ainsi bien que la rosée dans la mousse des chemins. Il est des portes anciennes qui n'ouvrent qu'à l'aurore. Elles offrent les vantaux des demains , comme des yeux bien ouverts pour que l'esprit verse ses rêves à son chemin. On dit que bien au de là de ses chênes, on entend toujours ses matins et que c'est cette musique qui bât dans l'âme humaine en cognant jusqu'à l'aurore contre des portes anciennes toujours plus fort -beaucoup plus encore - tant -et si bien.
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