Poème d’un membre
L'immobilité éternelle des pierres
par guillaumePrevelMembre
C'est un endroit au calme vrai et solitaire Que seul trouble parfois le vol sonore De noirs choucas au dessus des champs d'or Qui enlacent les murs défaits d'un vieux et morne cimetière Une très ancienne église romane drapée dans le lierre Emerge de ce paysage magnifique mais monotone Où des arbres morts semblent prisonniers de l'automne Et de l'immobilité triste et éternelle des pierres Là, le vent comme une voix familière Pousse régulièrement la grille rouillée Par le temps et les années mortifères Et fait fuir des essaims de moineaux Et d'étourneaux dans un bruissement léger d'ailes Qui semblent être en ce lieu la musique des anges du ciel. 18 juin 2013
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