Poème d’un membre
L'orage
par leodehurleventMembre
La chaleur de l’été devenait étouffante Les oiseaux volaient ras sentant venir l’orage Dans un ciel obscurci par de sombres nuages Que l’on sentait gorgés d’averses imminentes ! Soudain un bel éclair illumina les champs Projetant ça et là des ombres improbables Suivi d’un grondement déchirant le silence Qui planait jusqu’alors inquiétant de présence. Les premières gouttes d’eau arrivèrent tièdes et lourdes D’abord bien espacées comme si l’averse n’allait Sans doute vite assagie, pas bien durer longtemps Et demeurer encore dans un ciel menaçant. Mais ponctuée de clameurs parfois vibrantes et sourdes La pluie tombât si drue qu’elle emplit l’horizon Ruisselant des chemins et creusant les sillons Brisant les mottes sombres de la terre labourée ! Orage désespoir des jardins bien fleuris Qui brise les pétales et scie les vignes aussi De sa grêle blanchissant les routes et les prés Qui nous prend au passage quelques précieux degrés !
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