Poème d’un membre
Metropolis
par ATOSMembre
Ici comme un Ailleurs aiguille l’unisson. Sous un tableau de sable le marbre sommeille dans un rêve. Ici comme Ailleurs l’éclat se déchaîne contre des murs de poussière. Dans un monde aux paupières cousues l’imaginaire souterrain ensouffle l’évasion. Ici comme Ailleurs à travers ses images verticales la ville respire à l’intérieur de l’œil. Ici comme ailleurs L’amarre des jours tire leur cercueil. La bande d’un son sillonne la nuque d’un silence profond. Ici comme ailleurs la forme martèle l’absence du sens. Elle frappe l’oeil. En voie d’inspiration, Le vide est un espace d’interrogation. Ici comme ailleurs la nuit sans doute, et sous ses ombres l’homme pointille. Le cœur boite sous le tonnerre du monde. Reprendre connaissance de soi par ici comme un ailleurs dans le voyage de ses heures hors de soi relance chaque question. Nulle part en soi ne peut vivre seule. Ici comme Ailleurs : l’horloge du monde se répand à l’unisson. VII-2019
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