Poème d’un membre
Milky way
par ATOSMembre
Elle traînait ses tongues sur l'asphalte de juillet et restait plantée sur la piste, au zénith d'une marée désœuvrée. Phoques et crèmes dessinaient sur des pales géantes le menu de l'été. Par les fenêtres des carrosses de la grande criée, des canettes à l’aluminium mécanique s’échappaient. Des para-soleil en costumes rayés empennaient la kermesse du ciel. Les chalands quittaient les caisses en hissant leur carte de fidélité, les gosses en remorque et quelques travers de porcs les suivaient. Ses tongues étaient comme deux ailes bitumées sur le miroir de juillet. Son idée s’effilochait à la mesure de son short usé. Elle rêvait d'étendue glacée, un milkyway en poche et le bruit de la monnaie. Texte publié dans la revue de poésie "CE QUI RESTE" le 23 mars 2015 cequireste.fr
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