Poème
Mon cuer, estouppe tes oreilles
Mon cuer, estouppe* tes oreilles Pour le vent de merencolie ! S'il y entre, ne doubte mye, Il est dangereux a merveilles. Soit que tu donnes ou tu veilles, Fais ainsi que dy, je t'en prie ; Mon cuer, estouppe tes oreilles Pour le vent de merencolie ! Il cause doleurs nompareilles Dont s'engendre la maladie Qui n'est pas de legier guerie. Croy moy, s'a Raison te conseilles, Mon cuer, estouppe tes oreilles ! (*) bouche
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Chronoscopie ----------------- J’aime le sablier, cette pure merveille, La juste symétrie entre ses deux moitiés Ainsi que tous ces grains qui tombent sans pitié. (Mais qui est l’inventeur d’une chose pareille ?) J’aime le consulter, à l’heure où je m’éveille Pour soustraire un instant, peut-être, à mon métier ; Et je laisse passer un sablier entier Pendant qu’en mon jardin s’activent les abeilles. J’ai peu d’activité dans mon humble manoir ; Je ne suis pas pressé d’allumer l’écran noir, Ni d’apporter du texte à la littérature. Je ne suis pas astreint au dur travail des champs, Sans aller au bureau, je touche un peu d’argent ; Du cercle, ma journée n’est pas la quadrature !
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